Impact de l’infection SARS-CoV2 sur les PVVIH

Impact de l’infection SARS-CoV2 sur les PVVIH

05 Nov 2020 in

L’infection àSARS-CoV2était déclarée par l’OMS étant une pandémie en Mars 2020. Elle a touché tous les pays occasionnant une crise économique mondiale.

En Tunisie, cette infection a affecté le fonctionnement de tous les domaines. Mais le domaine de santé était le plus touché. En effet la santé en Tunisie souffre depuis longtemps de plusieurs points faibles et a été longtemps relayé après d’autres domaines jugés plus important pour l’économie du pays. Ainsi les patients atteins de maladies chronique se trouvaient en difficulté surtout pendant cette période. Les premiers patients touchés par cette situation étaient les personnes vivant avec le VIH tunisiens. En effet le VIH, considéré actuellement comme maladie chronique, doit être contrôlé grâce à une bonne adhérence et observance du patient au traitement antirétroviral.

Afin de garantir cette observance, ce traitement est délivré au patient de manière gratuite à l’hôpital. Cependant au cours de la période du confinement, qui a duré 3 mois, les patients étaient obligés d’arrêter leur traitement à cause de l’absence de l’accès aux soins. Ainsi les PVVIH ne pouvaient ni se déplacer à l’hôpital ni prendre leur traitement mais aussi il n’arrivait pas à accéder aux structures de soins pour des urgences.

Ceci a bien était ressenti après le déconfinement certains services de prise en charge étaient ainsi inondés par les PVVIH en arrêt de traitement. Ainsi nous avons noté une augmentation des hospitalisations des patients au stade de complications opportunistes. Une augmentation de nombre de femmes enceintes PVVVIH hospitalisées à cause de l’arrêt du traitement, prises en charge en fin de grossesse avec une stratégie de prévention de transmission de mère enfant mise en place. Beaucoup de patient en échec de traitement ont été récence avec des résistance notés nécessitant le changement de traitement.

La période du confinement et la non-procuration des ARVs aux PVVIH a eu ainsi de lourdes conséquences à l’échelle individuel et collectif : une augmentation des personnes en échecs thérapeutiques une altération de la qualité de vie des patients et surtout un impact économique considérable (devant le changement des traitements par des traitement plus chers et moins disponibles).
Cette épreuve nous incite à séparer les différents volets de la santé. Une épidémie ne doit pas tout mobiliser et il ne faut jamais oublier nos patients aux comorbidités lourdes et nécessitants un suivi régulier.