Approvisionnement des ARV durant la pandémie de la COVID-19

Approvisionnement des ARV durant la pandémie de la COVID-19

05 Nov 2020 in

En Tunisie, les antirétroviraux (ARVs) sont pris en charge essentiellement par le fond mondial. Ainsi le patient bénéficie de la gratuité du traitement. Ce traitement est lui est délivré tous les 1, 3 ou 6 mois selon les services de prise en charge.

Les molécules qui sont  disponibles sont  : Atripla ( emtricitabine, tenofovir et efavirenz) association la plus prescrite dans notre pays, Combivir ( zidovudine/ lamivudine), Aluvia ( lopinavir / ritonavir), Reyataz, Norvir, Raltégravir, Truvada ( tenofovir / emtricitabine) Darunavir et Kivexa ( Abacavir/ Lamivudine).

Toutefois ces médicaments ne sont pas disponibles de la même façon. En effet la disponibilité dépend surtout de la quantité consommée ainsi que de la commande effectuée. Ces traitements sont suivis régulièrement par le ministère de la santé ainsi que par des spécialistes en Maladies infectieuses.
Devant la rareté de molécules de 3eme ligne, la prise en charge des PVVIH s’appuie sur l’observance pour limiter les résistances.

Ce traitement de troisième ligne (Raltegravir, Dorunavir) est délivré après une commande nominative ferme. Ainsi, le stock disponible à la pharmacie ne permet pas de délivrer ce traitement à n’importe quel moment.
D’autres classe d’ARVs sont disponibles à stocks limités tels que Atazanavir, Abacavir.
Durant la période de la COVID-19, nous avons assisté à une pénurie des médicaments suite à l’arrêt de limportation des médicaments et ce y compris les ARVs.

Pendant la première vague, la situation était gérable selon les services de prise en charge. Ainsi dans certains services le stock des ARVs était suffisant et aucune rupture des médicaments ni changement n’était noté. Pour d’autres services, les patients étaient obligés de modifier leurs traitements afin de ne pas les arrêter.

Cependant, à la fin de cette première vague, les PVVIH sous ATRIPLA® et sous Combivir®se sont retrouvées en manque de leurs médicaments. Le stock était épuisé.
Les prescripteurs se sont retrouvés devant une situation gênante et difficile à surmonter face à l’enjeu du changement et/ou l’arrêt des ARVs.

La solution était de substituer Combivir®par la forme éclatée zidovudine et lamivudine et ATRIPLA®par Truvada®et Efavirenz.
Au mois de juillet et d’aout et avec la deuxième vague, la situation commence à s’améliorer puisque l’activité commerciale a repris normalement devant la stratégie de l’état est de maintenir les frontières ouvertes.

En conclusion devant l’importance de ce traitement antirétroviral quant au maintien de l’indétectabilité de la charge, l’amélioration de la qualité de vie des patients, et l’arrêt de la transmission du VIH, la meilleure solution est de prévoir un approvisionnement suffisant et avoir un stock optimisé des ARVs.